Zoom sur le phénomène de Slow Fashion

La Slow Fashion est le mouvement  qui s’oppose à celui de Fast Fashion. Il a pour but d’allier la mode, la qualité et ainsi, d’avoir des vêtements durables. S’il devait être défini par une citation, cela serait : LESS IS MORE. En effet, le but de la Slow fashion est de consommer moins mais mieux. Avoir des produits de qualité, conçus dans de bonnes conditions, tout en prenant en compte l’impact environnemental. 

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Mais pour mieux comprendre la Slow fashion, il est primordial d’aborder la Fast Fashion. Qu’est-ce que cela désigne réellement ? 

La Fast Fashion est le fait d’être passé de deux collections de vêtements par an (printemps-été et automne-hiver) à désormais une sortie toutes les deux semaines avec des collections de plus en plus fournies. C’est ainsi un rythme de production acharné qui pousse à faire toujours plus pour les prix les plus bas. Cela s'inscrit alors dans la société de surconsommation où il faut toujours posséder les dernières pièces pour se dire à la mode. 

Mais pour pouvoir assurer autant de pièces et de sorties pour des tarifs parfois moins élevés qu’un sandwich, il faut faire des concessions. Celles-ci ont lieu sur la qualité des produits mais également sur les parties “cachées” de la  production, comme les conditions de travail ainsi que l’impact environnemental. En effet, pour pouvoir proposer des vêtements à faible coût, il faut produire d’énormes quantités de vêtements. C’est alors à l’origine de sur-stock qui seront détruits plus tard, car non écoulés. 


C’est contre ça que veut s’opposer la Slow Fashion, qui résonne à l’inverse de Fast Fashion. En effet, le mouvement repose sur trois piliers: l’environnement, les conditions de travail et la transparence du produit. 

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L’environnement est un point très important pour les acteurs de la Slow Fashion. En effet, l’industrie du textile est la deuxième plus polluante au monde (après celle du pétrole). Pour tenter de réduire un maximum cet impact, la Slow fashion veille à utiliser des matières premières de qualitées ou recyclées, et des procédés de fabrications moins éprouvants pour la planète. Cette volonté éco-responsable est au coeur de l’identité d’une marque de Slow Fashion.  


Le deuxième point qui tient à coeur aux marques de Slow Fashion est d’avoir des conditions de travail socialement responsables. L’effondrement du Rana Plaza en 2013 est l’exemple que pour produire en grande quantité à faible coût, il faut négliger d’autres aspects. Cette négligence passe par des environnements de travail désagréables, pas forcément dans les normes, pour des salaires minimes. 

La Slow Fashion veut changer ces pratiques en mettant en lumière des savoir-faires qualitatifs et créatifs. Les employés sont considérés et perçoivent une rémunération à la hauteur de leur travail, ce qui accroît leur implication et motivation. Ils sont vus comme de réels acteurs de la production et non des machines. Gratifier les petits créateurs est un gage de qualité sur les produits créés par ces derniers par leur passion du travail. 

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Le dernier pilier de la Slow Fashion est l’intention de transparence des produits avec le client. Ce dernier connaît la provenance de son produit, comment s’effectue sa production et les matières utilisées. Cette dimension passe également par la volonté de la marque de créer une communauté, pour ensuite installer une relation de confiance avec celle-ci. Elle communique sur l’avancée des projets, met en avant ses producteurs, prend en compte les avis, etc. C’est une ambiance familiale  qui encourage le consommateur à aller vers elle. 


Cependant, la Slow Fashion représente bien plus que ces trois piliers. C’est un véritable mouvement qui amène  un nouvel état d’esprit à la personne qui y adhère. En effet, c’est prendre conscience que la qualité a un coût, mais que c’est durable dans le temps malgré les lavages et les épreuves que subissent nos vêtements au quotidien. C’est aussi reconnaître son bien-être en portant des vêtements avec des matières respectueuses de l’environnement et de son corps. 

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La Slow Fashion est également un nouveau moyen de se percevoir puisque le but est de consommer moins mais mieux, ainsi de prendre des vêtements qui nous correspondent davantage. Les adeptes de la Slow Fashion consomment des pièces qui leurs plaisent, plutôt que des pièces rattachées à une certaine mode. Et comme disait Coco Chanel: La mode se démode, le style jamais. 

Ainsi, indirectement ce mouvement permet de lutter contre l’uniformisation. En effet, aller s’habiller chez des petites marques avec des stocks réduits et des collections limitées donne l’opportunité de porter des pièces peu communes, donc qui feront en sorte que l’on se démarque. 


Ainsi, plus qu’un mouvement, le Slow Fashion est une conscience et une volonté de rendre sa consommation plus éthique et responsable. Cela concerne l’acheteur mais également l’entreprise qui souhaite se lancer dans cette aventure.

C’est le choix de LOLO qui a voulu utiliser des matières recyclées et européennes, assemblées en France. La marque conçoit ses pièces à la commande pour ne pas avoir de sur-stock et donc éviter une production inutile.